Article min de lecture

Festival Ma Vie Pro : parce qu’un parcours n’est jamais tout tracé

Et si nous aidions les jeunes à envisager leur avenir professionnel autrement ? Le 11 avril prochain, c’est le top départ du festival Ma Vie Pro, co-édité avec le média Webedia.

Publié le  12/03/2026

Premier festival immersif dédié à l’orientation et à la vie professionnelle des jeunes, il est pensé comme une expérience à vivre et non comme un salon classique. Gratuit, il permet de découvrir des métiers, expérimenter, échanger avec des professionnels et explorer différentes voies… sans parcours imposé.
Pour nous en parler, deux regards croisés : celui d’Hélène Noblecourt, directrice Mobilisation pour l’insertion des jeunes, et de Samir Guerza, directeur de la mission QPV / Ruralité.

 

Pourquoi l’établissement s’engage-t-il dans un festival grand public ?

Hélène Noblecourt : Beaucoup de jeunes ne franchissent jamais la porte d’une agence France Travail. Non pas par désintérêt pour l’emploi, mais souvent parce qu’ils ne savent pas ce que nous pouvons leur apporter ou parce qu’ils ne se sentent pas légitimes à venir.
Depuis plusieurs années, nous développons des formats “hors les murs” : festivals, événements sportifs, Stade vers l’emploi… Ces expériences nous ont appris une chose essentielle : la rencontre ne se crée pas toujours dans nos murs.
Avec Ma Vie Pro, nous franchissons une nouvelle étape. L’idée est de toucher les jeunes à un moment clé : celui de l’orientation. Un sujet souvent anxiogène. Ce festival veut montrer au contraire que le doute est normal, qu’on peut explorer, tester, poser des questions… et que des solutions existent, quel que soit son point de départ.

Samir Guerza : Dans les quartiers populaires comme dans les territoires ruraux, beaucoup de jeunes s’autocensurent. Ils pensent que certaines opportunités professionnelles ne sont pas faites pour eux.
Dans le même temps, les entreprises cherchent à recruter et à diversifier leurs talents. Le festival Ma Vie Pro permet justement de rapprocher ces deux mondes qui se parlent encore trop peu : des jeunes qui cherchent leur voie et des entreprises qui ont besoin de talents. C’est une passerelle qui ouvre concrètement le champ des possibles.
 

En quoi ce festival répond-il aux enjeux des quartiers prioritaires et des territoires ruraux ?

Samir Guerza : Trois freins reviennent souvent dans ces territoires : l’autocensure, le manque de réseau et les représentations parfois négatives entre jeunes, entreprises et institutions.
Le festival agit directement sur ces trois dimensions. Sur un même espace, les jeunes peuvent rencontrer des conseillers, des entreprises, des mentors ou des associations. Ces échanges permettent de casser les représentations et de créer des opportunités concrètes.

Hélène Noblecourt : Nous avons bien sûr une attention particulière pour les jeunes des quartiers prioritaires et des territoires ruraux. Mais il existe aussi beaucoup de jeunes « invisibles », qui cumulent des difficultés sans être toujours identifiés.
Un événement comme celui-ci permet justement de créer du mélange et d’éviter toute stigmatisation. Chacun peut venir découvrir, rencontrer, se projeter. Et parfois, c’est simplement cette ouverture qui change tout.
 

Pourquoi avoir choisi une co-édition avec Webedia ?

Hélène Noblecourt : Une co-édition, ce n’est pas simplement associer deux logos : c’est réellement co-construire le projet.
Webedia sait capter l’attention des jeunes, parler leur langage et créer de l’envie. De notre côté, nous apportons notre expertise de l’accompagnement, notre connaissance des parcours et la mobilisation de tout un écosystème : entreprises, associations, partenaires. C’est cette complémentarité qui donne tout son sens au projet.

Samir Guerza : Cette collaboration reflète aussi ce qu’est devenu France Travail : un lieu ressource qui agit en réseau. En associant nos forces, nous pouvons toucher davantage de jeunes et leur proposer des solutions très concrètes.
 

Que doivent retenir les conseillers de cet événement ?

Samir Guerza : Si le festival débute en région parisines, iol festival débute en région Le festival s’inscrit pleinement dans la culture de l’“aller vers” qui se développe dans le réseau. Pendant une journée, les conseillers vont faire ce qui constitue le cœur de leur métier : accueillir, écouter, redonner confiance, ouvrir le champ des possibles et connecter les jeunes aux solutions et aux entreprises. C’est finalement la démonstration, dans un cadre différent, de ce que font déjà les équipes au quotidien.
 

Et après le 11 avril ?

Hélène Noblecourt :  Le 11 avril, c'est une démonstration et une invitation. Nous ne partons pas de zéro : les équipes organisent déjà des événements et des formats innovants dans les territoires. Ce festival vient enrichir ce qui existe, en apportant une nouvelle façon de parler d'orientation : sans injonction, avec l'envie comme point de départ.
Si le festival débute en région parisienne, il a vocation à essaimer partout en France. L’enjeu, désormais, est que chaque territoire s’en empare à sa manière dans un lycée professionnel, un quartier prioritaire, une commune rurale. L’esprit Ma Vie Pro peut prendre mille formes. Car partout dans le pays, des jeunes attendent qu’on leur ouvre le champ des possibles.
 

Samir Guerza : Si je devais formuler un souhait, ce serait que chaque territoire s’approprie l’esprit Ma Vie Pro. Nous avons plus de 280 agences proches des quartiers populaires et plus de 200 en zones rurales. 
Imaginez si chacune d’elles faisait vivre, à son échelle, son propre “Ma Vie Pro” local, avec les entreprises, les associations et les acteurs du territoire.Ce serait une formidable dynamique collective pour accompagner les jeunes.
 

En une phrase, que représente le Festival Ma Vie Pro pour France Travail ?

Hélène Noblecourt : Un espace qui donne aux jeunes le droit de douter et la liberté de se projeter, quel que soit leur point de départ.

Samir Guerza : Une passerelle entre des talents qui doutent parfois d’eux-mêmes et des entreprises qui ont besoin d’eux. 
 

Plus d'actualités

Tribune

France Travail et l’UMN, partenaires pour répondre [...]

Du 9 au 13 mars 2026, France Travail et l'Université des Métiers du Nucléaire (UMN) co-organisent la Semaine des métiers du nucléaire, un rendez-vous national pour découvrir une filière stratégique en pleine relance. Avec 100 000 recrutements attendus d'ici 2035, le nucléaire, 3ème filière industrielle française, doit massivement recruter pour accompagner la construction des nouveaux réacteurs EPR2 et la prolongation du parc existant.

Article

"Ce métier n'est pas fait pour moi" : comment [...]

Certains secteurs recrutent massivement, mais peinent à attirer les femmes. Pas faute d'opportunités, mais souvent parce que les candidates potentielles se sont déjà auto-censurées. Derrière ce phénomène : des croyances limitantes profondément intériorisées, qui agissent bien avant le fameux "plafond de verre". Un enjeu de société, mais aussi un enjeu économique concret, que France Travail s'engage résolument à traiter.

Article

Index de l'égalité entre les femmes et les [...]

Avec un score de 93/100, France Travail vient de publier au 1er mars 2026 son index de l’égalité femmes-hommes 2025, en application de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

Ailleurs sur le site

CHIFFRE-CLÉ

87,5 %

Des entreprises satisfaites vis-à-vis des services de France Travail

L’état de l’emploi dans votre ville

Retrouvez les chiffres du marché du travail dans votre commune de plus de 5000 habitants.

Ex : 33000

Ensemble pour l'emploi

Retrouvez tous les chiffres permettant d'évaluer l'efficacité de notre action auprès des demandeurs d'emploi et des entreprises.